Aides au vélo en 2026 : plan vélo à 50 M€, pas de bonus, Fonds vert pour les territoires
Plan vélo ramené à 50 millions d'euros, bonus à l'achat supprimé, aide aux cargos pro rejetée : tour d'horizon du soutien public au vélo en 2026 et des leviers qui restent.
Par Adrien Tournel · Publié le
Acheter un vélo électrique, construire une piste cyclable, équiper une entreprise en vélos cargos : en 2026, le soutien public au vélo se joue surtout à l'échelle locale. À l'échelle nationale, le « plan vélo » a failli disparaître et le bonus à l'achat n'existe plus. Voici où en sont les principaux dispositifs.

Le plan vélo : de 250 à 50 millions d'euros
Lancé en 2023, le plan vélo prévoyait 250 millions d'euros par an pour les infrastructures cyclables, dans un objectif de 2 milliards d'euros d'ici 2030. Son financement a été supprimé en 2024, puis rétabli à hauteur de 50 millions d'euros en 2025 sous le gouvernement Bayrou.
Pour 2026, le projet de budget du gouvernement ne prévoyait plus rien. Un amendement de 100 millions d'euros a été perdu avec le rejet du projet de loi de finances à l'Assemblée en novembre 2025. Le Sénat a finalement adopté, en décembre 2025, un amendement du sénateur socialiste Hervé Gillé rétablissant 50 millions d'euros, malgré l'avis défavorable du gouvernement. Ce montant, cinq fois inférieur à l'objectif de départ, est présenté comme un minimum. Hervé Gillé dénonce une logique de « stop and go » néfaste à l'écosystème du vélo.
Plus de bonus vélo électrique
Le bonus à l'achat d'un vélo à assistance électrique a été abandonné en février 2025. Un amendement visant à le rétablir en 2026 n'a pas été retenu : aucune aide nationale à l'achat d'un VAE n'existe donc cette année. Le Sénat a aussi rejeté une enveloppe de 15 millions d'euros destinée aux vélos cargos professionnels (artisans, livreurs, entreprises, associations).
Le Fonds vert 2026, pour les territoires
Les communes et intercommunalités peuvent financer des projets de vélo et de marche via le Fonds vert, doté de 837 millions d'euros en 2026 pour l'ensemble de la transition écologique des territoires. Deux mesures concernent directement le vélo : « mobilités durables en territoires ruraux et moyennement denses » (30 millions d'euros indicatifs) et « qualité de l'air » (10 millions d'euros indicatifs). Les dossiers sont instruits par les préfectures de région et les aides restent ouvertes jusqu'au 31 décembre 2026.
Peuvent notamment être financés : des études et de l'ingénierie pour une stratégie de mobilité, des services de prêt ou location de vélos (y compris en libre-service), des aménagements cyclables et du stationnement sécurisé.
Que reste-t-il pour l'acheteur ?
Pour un particulier, le soutien passe désormais surtout par les aides locales (régions, départements, métropoles, communes), très variables d'un territoire à l'autre, et par des dispositifs ponctuels comme la prime à la conversion lorsqu'elle s'applique. Avant d'acheter, il faut vérifier auprès de sa collectivité si une aide existe, car elle est souvent soumise à des conditions de ressources ou de résidence, et parfois épuisée en quelques semaines.
Pourquoi c'est important
Le marché français du vélo électrique est en recul depuis plusieurs années (voir notre dossier sur le marché du vélo électrique), tandis que les nouveaux modèles abordables, comme le Decathlon E-Three 500 à 2 499 €, tentent de séduire les ménages sans coup de pouce de l'État. Les associations, elles, demandent un financement stable et pluriannuel des infrastructures.
Sources : Public Sénat (09/12/2025), Auto Infos (06/01/2026), Brumaire (11/12/2025), Réseau Vélo & Marche (Fonds vert 2026). Montants à confirmer sur les sites officiels en cas de projet de financement.