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Batterie de sable : une Finlandaise de 250 MWh pour chauffer une ville avec le surplus d'électricité

Polar Night Energy et Lahti Energia construisent à Vääksy la plus grande batterie thermique au sable du monde : 2 MW, 250 MWh, soit 125 heures d'autonomie, pour une mise en service visée à l'été 2027.

Par Adrien Tournel · Publié le · mis à jour le 20 octobre 2026

Rendu de la future batterie de sable de Polar Night Energy à Vääksy, en Finlande
La future batterie de sable prévue à Vääksy (Finlande) © Polar Night Energy

Stocker de l'électricité sans métaux rares ni chimie complexe : du sable chauffé dans un silo isolé. L'idée, portée par la start-up finlandaise Polar Night Energy, change d'échelle avec un projet annoncé en décembre 2025 à Vääksy.

Comment ça marche

Quand le solaire et l'éolien produisent plus que nécessaire, l'électricité chauffe du sable naturel à environ 500 °C. La chaleur, conservée dans un silo d'environ 14 m de haut, est ensuite restituée au réseau de chaleur de la ville. C'est donc du stockage « électricité vers chaleur » : on ne reconvertit pas en électricité.

Schéma : électricité excédentaire, silo de sable à 500 °C, réseau de chaleur
Principe d'une batterie de sable : l'électricité chauffe le sable, la chaleur alimente un réseau urbain © WattNeuf

Les chiffres du projet de Vääksy

  • 2 MW et 250 MWh, soit 125 heures de fonctionnement sans apport, selon Révolution Énergétique (4 décembre 2025).
  • Partenaire : Lahti Energia ; participation prévue aux marchés de réserve et d'équilibrage du gestionnaire de réseau finlandais Fingrid.
  • Effet attendu : -60 % d'émissions liées aux combustibles du réseau de chaleur local (gaz naturel et plaquettes de bois en forte baisse).
  • Calendrier : travaux début 2026, mise en service à l'été 2027.

Le projet précédent, à Pornainen, affiche 1 MW et 100 MWh ; il devait entrer en service à l'été 2025. Le passage à 250 MWh en moins de deux ans illustre la montée en échelle de la filière.

Et en France ?

Le principe suppose un réseau de chaleur urbain pour valoriser la chaleur, un atout que la France développe. Nous n'avons pas trouvé de projet équivalent annoncé à ce jour. Le stockage thermique reste une piste prospective, à comparer aux solutions électrochimiques comme le fer-air ou les batteries sodium-ion.

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