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Datacenters IA : Nvidia et PreussenElektra étudient d'anciens sites nucléaires allemands

Le fournisseur de puces et la filiale de démantèlement d'E.ON évaluent si des sites de centrales arrêtées peuvent accueillir des datacenters d'IA. Pour l'instant, c'est une étude : aucun bail, aucune puissance annoncée.

Par Adrien Tournel · Publié le · mis à jour le 29 octobre 2026

Schéma bleu : atouts d'un ancien site nucléaire pour un datacenter
Pourquoi un site de centrale arrêtée intéresse les datacenters : raccordement, foncier, lignes. © WattNeuf

Nvidia et PreussenElektra, la filiale de démantèlement nucléaire d'E.ON, évaluent la reconversion d'anciens sites de centrales allemandes en datacenters d'IA. D'après TFTC (23 octobre 2026), qui cite une première couverture de Bloomberg du 22 octobre, il s'agit d'un partenariat exploratoire : « une évaluation, pas un bail signé ».

Schéma bleu : atouts d'un ancien site nucléaire pour un datacenter
Pourquoi un site de centrale arrêtée intéresse les datacenters : raccordement, foncier, lignes. © WattNeuf

Pourquoi ces sites

Un site de centrale arrêtée dispose déjà de ce qui manque aux datacenters : un foncier industriel sécurisé et surtout un raccordement au réseau haute tension. Les derniers réacteurs allemands ont été arrêtés le 15 avril 2023. Les sites concernés ne sont pas nommés ; un média allemand (energate-messenger) évoque sept sites, mais PreussenElektra n'a confirmé aucun nombre.

Un précédent en Bavière

Un projet voisin montre la logique : selon Clean Energy Wire (10 septembre 2026), l'investisseur munichois Advisum prévoit sur l'ancien site d'Isar 2, à Niederaichbach, une batterie de 900 MW et un datacenter de 100 MW. Un poste électrique voisin est agrandi pour accueillir l'électricité renouvelable de la ligne SuedOstLink, en construction. Le projet reste au stade de la planification.

Ce qu'on ne sait pas encore

  • Aucune puissance, aucun investissement ni calendrier n'ont été communiqués.
  • Les conditions financières ne sont pas divulguées.
  • Aucun communiqué en anglais de PreussenElektra n'était disponible au moment des sources consultées.

L'angle à suivre : le raccordement devient la ressource rare, et les sites qui en disposent déjà prennent de la valeur. En France, RTE fait face à la même pression avec 28,6 GW de demandes de datacenters.

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