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Surplus solaire à 1,1 c€/kWh : le ballon d'eau chaude, un débouché à 222 € par an

Le kWh solaire consommé dans le chauffe-eau vaut jusqu'à quatorze fois plus que celui revendu. JeChange chiffre le gain à environ 222 € par an sur un cas type.

Par Adrien Tournel · Publié le

Histogramme bleu comparant le surplus revendu à 1,1 centime au kWh acheté entre 15,89 et 21,42 centimes
Valeur comparée du kWh solaire revendu et du kWh acheté © WattNeuf
Histogramme bleu comparant le surplus revendu à 1,1 centime au kWh acheté entre 15,89 et 21,42 centimes
Valeur comparée du kWh solaire revendu et du kWh acheté © WattNeuf

Depuis le 5 juin 2026, le surplus d'une installation solaire de 100 kWc au plus est racheté 1,1 centime HT par kWh pour les demandes de raccordement déposées à partir de cette date (arrêté du 1er juin 2026, indexation de 2 % par an). Dans le même temps, un kWh acheté au réseau coûte entre 0,159 € et 0,214 €. D'où une idée simple, détaillée par JeChange le 15 octobre : faire absorber ce surplus par le ballon d'eau chaude plutôt que de le revendre.

Un écart de 1 à 14

Selon les tarifs cités par JeChange, le kWh acheté coûte 0,1589 € en heures creuses, 0,2001 € en option Base (3 ou 6 kVA) et 0,2142 € en heures pleines. Un kWh solaire consommé sur place plutôt qu'injecté évite donc l'achat d'un kWh au réseau : environ 14 fois la valeur de la revente en heures creuses.

Le calcul : environ 222 € par an

Sur un cas type de 1 500 kWh de surplus par an, la revente rapporterait 16,50 €. Les mêmes kWh consommés dans le ballon éviteraient 238 € d'achat en heures creuses (300 € en option Base). Le gain net ressort à environ 222 € par an en heures creuses et 284 € en option Base. Ces montants reposent sur un exemple : le taux d'autoconsommation réel dépend du toit, de l'orientation et des habitudes du foyer.

Un ballon de 200 litres peut absorber une journée de soleil

Pour un foyer de quatre personnes (40 litres à 55 °C par personne et par jour), le besoin est d'environ 7,8 kWh par jour, soit près de 3 100 kWh par an pertes comprises. Un ballon de 200 litres équipé d'une résistance de 2 200 W stocke environ 10,5 kWh en passant de 15 à 60 °C, ce qui demande près de 4 h 45 de chauffe : de quoi tenir sur une journée ensoleillée. Le surplus de 1 500 kWh couvrirait ainsi près de la moitié des besoins annuels.

Trois façons de décaler la chauffe vers midi

  • Marche forcée en milieu de journée via le contacteur ou un programmateur sur le circuit du ballon ;
  • Heures creuses déplacées dans l'après-midi : Enedis déplace une partie des heures creuses entre 11 h et 17 h pour 9,3 millions de foyers (voir notre article sur la nouvelle répartition) ;
  • Routeur solaire : il module la puissance envoyée à la résistance selon le surplus disponible. Il suppose un ballon à thermostat mécanique, sans carte électronique.

Les limites

En hiver, la production d'un toit peut être divisée par trois entre septembre et décembre : le réseau reprend alors la main et l'option heures creuses reste utile. Un chauffe-eau thermodynamique réglé pour tourner la nuit ignore le soleil de midi. Enfin, les calculs de JeChange sont un cas type, sans vérification officielle, publiés sur un site qui propose aussi des comparateurs de fournisseurs.

Pour aller plus loin : notre dossier sur le couplage chauffe-eau et solaire, le point sur l'autoconsommation en 2026 et la batterie domestique, aujourd'hui peu rentable aux prix courants.

Source : JeChange, « Surplus solaire vendu 1,1 centime le kWh : le ballon d'eau chaude qui l'absorbe rapporte 222 € par an », 15 octobre 2026.

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