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Marché automobile : 41,7 % de voitures électriques en septembre, un record à la veille du Mondial

Avec plus de 65 000 immatriculations, la voiture électrique a frôlé 42 % du marché français en septembre 2026. Le diesel tombe à 2 %, et le Tesla Model Y comme la Renault 5 mènent la danse.

Par Frédéric Vagner · Publié le

Graphique de la part des voitures électriques dans les immatriculations neuves en France : environ 22 % en septembre 2025, 38,3 % en août 2026 et 41,7 % en septembre 2026
Part de marché de la voiture 100 % électrique en France © WattNeuf

Le Mondial de l'Auto ouvre ses portes dans un contexte inédit. En septembre 2026, 41,7 % des voitures neuves immatriculées en France étaient 100 % électriques, un record absolu. Un mois après avoir dépassé pour la première fois l'essence, la voiture électrique s'approche du statut de motorisation dominante, tandis que le diesel est devenu marginal.

Graphique de la part des voitures électriques dans les immatriculations neuves en France : environ 22 % en septembre 2025, 38,3 % en août 2026 et 41,7 % en septembre 2026
Part de marché de la voiture 100 % électrique en France © WattNeuf

Un marché en hausse, porté par l'électrique

Le marché automobile français a enregistré 156 629 immatriculations de voitures particulières neuves en septembre, en hausse de près de 12 % sur un an, avec un nombre de jours ouvrés identique. Une progression due presque entièrement à l'électrique.

Selon AAA Data, 65 243 voitures électriques neuves ont été mises à la route sur le mois, soit plus du double de septembre 2025 (+108 %). Leur part de marché atteint 41,7 % selon la Plateforme automobile (PFA), contre 38,3 % en août. Ce mois d'août avait déjà marqué une étape historique : pour la première fois, l'électrique y avait devancé l'essence sur un mois complet.

Sur les neuf premiers mois de l'année, plus de 387 000 voitures électriques ont été immatriculées, soit 31,4 % du marché et une progression de près de 80 % par rapport à la même période de 2025.

Le diesel tombe à 2 %

À l'autre extrémité, le recul des motorisations thermiques s'accélère. Avec seulement 2 412 immatriculations en septembre, en chute de 62 % sur un an, le diesel ne représente plus qu'environ 2 % des ventes de voitures neuves. L'essence seule recule de 39 % et ne pèse plus qu'environ 10 % du marché.

Les hybrides, toutes technologies confondues, restent la première famille avec environ 43 % des ventes, mais l'écart avec l'électrique n'a jamais été aussi faible.

Tesla Model Y et Renault 5 en tête

Le palmarès des voitures électriques reste dominé par deux modèles :

  • Le Tesla Model Y conserve la première place avec 8 183 immatriculations en septembre, en hausse de 62 % sur un an. Il est la voiture électrique la plus vendue en France depuis le début de l'année, et même la voiture la plus vendue du pays, toutes énergies confondues, en septembre.
  • La Renault 5 E-Tech occupe la deuxième place avec 5 224 exemplaires, pour un cumul de près de 32 000 unités depuis janvier.

Côté marques, Renault reste le premier constructeur du marché toutes énergies confondues, avec plus de 18 % de part de marché. Sur l'électrique, Tesla (9 038 immatriculations) et Peugeot (7 123) complètent le podium du mois.

Les particuliers reviennent

Autre signal fort : la clientèle des particuliers représente 57 % des immatriculations en septembre, sept points de plus qu'un an plus tôt, et ses volumes progressent de près de 27 %. Les entreprises restent toutefois en avance sur l'électrique, qui représente 43,1 % de leurs achats de voitures particulières neuves, sous l'effet de la fiscalité qui pousse au verdissement des flottes.

Le marché de l'occasion suit le mouvement, avec un temps de retard : les ventes de voitures électriques d'occasion ont progressé de 32 % en septembre, à plus de 22 000 transactions, même si environ 40 % des voitures d'occasion vendues restent des diesels.

Pourquoi un tel décollage ?

Plusieurs facteurs se combinent :

  • Les aides à l'achat. Le « coup de pouce », financé par les certificats d'économies d'énergie (CEE) depuis l'été 2025, a été maintenu et renforcé en 2026. Il peut atteindre 5 700 €, auxquels s'ajoute une prime pouvant aller jusqu'à 2 000 € pour les modèles équipés d'une batterie fabriquée en Europe.
  • Le prix des carburants. La flambée des prix pétroliers du printemps, liée aux tensions au Moyen-Orient, a rendu le coût d'usage de l'électrique encore plus attractif.
  • Une offre plus large et plus abordable, avec de plus en plus de modèles proposés autour de 25 000 €, et des formules de location en hausse de 25 % sur un an.
  • Un réseau de recharge plus dense, qui a dépassé les 200 000 points publics cet été, avec des prix en baisse dans la grande distribution.

Certains observateurs soulignent toutefois que cette dynamique reste très dépendante des aides publiques, et que toute modification du dispositif pourrait freiner le mouvement.

Un Mondial sous le signe de l'électrique

Ces chiffres donnent le ton du salon parisien, qui ouvre à la presse ce lundi 12 octobre puis au public du 13 au 18 octobre à la porte de Versailles. Plus de 60 premières mondiales y sont annoncées, dont une grande majorité de modèles électriques ou électrifiés, avec un accent marqué sur les petites voitures abordables et une présence record des constructeurs chinois. Nous reviendrons en détail sur les principales nouveautés tout au long de la semaine.

Ce qu'il faut retenir

  • En septembre 2026, 41,7 % des voitures neuves vendues en France étaient 100 % électriques, un record.
  • Le diesel est tombé à 2 % du marché, l'essence seule à environ 10 %.
  • Le Tesla Model Y et la Renault 5 dominent les ventes de voitures électriques.
  • Aides renforcées, carburants chers et offre plus abordable expliquent ce décollage.

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