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Petits réacteurs : le projet X-energy de Dow au Texas passe l'examen de sûreté de la NRC

La NRC a publié le 30 octobre son rapport final de sûreté pour Long Mott, quatre réacteurs Xe-100 de 320 MWe au total destinés à fournir électricité et vapeur à une usine Dow. Le permis de construire est la prochaine étape.

Par Adrien Itarnel · Publié le

Image de synthèse d'une centrale nucléaire compacte à côté d'un complexe industriel au crépuscule
Vue d'artiste de la centrale de Long Mott (quatre Xe-100) sur le site de Dow à Seadrift, Texas © X-energy (via World Nuclear News)

Le premier petit réacteur avancé destiné à alimenter directement une usine chimique aux États-Unis franchit une étape décisive. Le 30 octobre 2026, l'autorité de sûreté nucléaire américaine (NRC) a publié son rapport final d'évaluation de sûreté pour la centrale de Long Mott, au Texas, conçue par X-energy pour le chimiste Dow. Avec l'évaluation environnementale achevée en mai, les deux examens techniques sont bouclés : le dossier entre dans la dernière phase avant la délivrance du permis de construire, annoncée par la NRC comme prochaine, sans date précise.

Image de synthèse d'une centrale nucléaire compacte à côté d'un complexe industriel au crépuscule
Vue d'artiste de la centrale de Long Mott (quatre Xe-100) sur le site de Dow à Seadrift, Texas © X-energy (via World Nuclear News)

Quatre réacteurs à haute température pour une usine

Le projet est porté par Long Mott Energy, filiale à 100 % de Dow. Il prévoit quatre réacteurs Xe-100, des réacteurs à haute température refroidis à l'hélium, pour un total de 800 MW thermiques, soit 320 MW électriques. La centrale doit fournir à la fois de l'électricité et de la vapeur au site industriel de Dow à Seadrift, l'excédent d'électricité étant injecté sur le réseau.

C'est là l'intérêt de ce type de réacteur : produire une chaleur à haute température, utilisable directement dans les procédés industriels, à la place des chaudières au gaz. Le Xe-100 utilise un combustible en « boulets » TRISO, des billes d'uranium enrobées de couches de carbone et de céramique conçues pour retenir les produits de fission à très haute température — la même famille de combustible que celle choisie par Antares pour ses microréacteurs.

Une zone d'urgence de 400 mètres

Selon le communiqué de X-energy, la NRC a validé une zone de planification d'urgence de 400 mètres, contre environ 16 kilomètres (10 miles) pour les réacteurs classiques à eau légère. Une distance aussi réduite est une condition pour installer un réacteur au cœur d'un site industriel. Le projet bénéficie du programme fédéral de démonstration des réacteurs avancés (ARDP) du département de l'Énergie.

Huit ans de procédure

  • 2018 : premiers échanges préalables avec la NRC ;
  • mars 2025 : dépôt de la demande de permis de construire ;
  • mai 2026 : évaluation environnementale et constat d'absence d'impact significatif ;
  • 30 octobre 2026 : rapport final d'évaluation de sûreté.

Le permis de construire ne vaut pas autorisation d'exploiter : une seconde licence sera nécessaire avant le démarrage. Ni X-energy ni la NRC n'ont communiqué de date de mise en service.

Une technologie aussi visée par Amazon

X-energy développe en parallèle des projets avec Amazon, notamment une étude de centrale de 12 SMR en Indiana avec l'électricien AEP. Long Mott sera le premier test grandeur nature de la filière : son calendrier conditionne la crédibilité de ces projets. Le Xe-100 a aussi été admis dans la procédure britannique d'évaluation générique des conceptions (GDA).

Sources

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